Cine-club lazyeye

Dans le cadre de l’exposition eight de SYLVIE EYBERG et JUAN PABLO PLAZAS,

le cine-club lazyeye présentera des vidéos de Diego Fernández, Bruno Goosse, June Laka, m8a, T. Tapha, Eliot Thielemans

 Lundi  07.05.2017 à 18 heures

105 avenue Besme, 1190 Bruxelles

105 BESME PRESENTS

SYLVIE EYBERG JUAN PABLO PLAZAS

eight
an exhibition, a cine-club, a performance, new editions

Opening

17.04.2018 – 5-8 pm

Exhibition

21 & 22.04.2018 – 3-6 pm
with an intermittent performance

03.06.2018 – 3-6 pm

Cine-club lazyeye

07.05.2017 – 6pm | lms 6.30 to 7.30 pm
with Diego Fernández, Bruno Goosse, June Laka, m8a, T. Tapha, Eliot Thielemans

28.05.2017 – 6 pm | lms 6.30 to 7.30 pm
with Andrés Baron, Denicolai & Provoost, Sylvie Eyberg, Juan Pablo Plazas, Diego Thielemans, Clara Thomine

Other days by appointment until 03.06.2018

105 avenue Besme laan, 1190 Brussels

+32 (0)475 299 873 – www.105besme.be tania.nasielski@105besme.be

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Conversation – Entre les mains

Khristine Gillard et Nina de Vroome ont échangé pendant toute l’année 2017 à partir de leur pratique de cinéaste dans le cadre de la résidence CONVERSATION #2, initiée par le CVB et le GSARA. Après une exposition à la MAAC où leurs propositions sont entrées en interaction dans l’espace, la publication ENTRE LES MAINS prolonge cette conversation.

La résidence s’est clôturée par la présentation de ce livre-trace de leur conversation auquel j’ai eu le plaisir de contribuer.

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Le cinéma-et-les-autres-arts

Dans  ArtPress de ce mois de juin,  Alix Agret a écrit un beau  compte rendu du dernier volume de  la part de l’oeil : « Arts plastiques et cinéma ; Mikhaïl Bakhtine et les arts »

« Le cinéma-et-les-autres-arts » 

« Exposé, perméable aux autres arts, le cinéma chahute depuis les années 1990 la nette et commode démarcation entre salles obscures et cimaises de musées. Le cinéma (s’il l’a jamais été) n’est plus une machine… célibataire. Il est désormais appareillé, enrichi d’un suffixe: on s’attache à présent au « cinéma-et-les-autres-arts ». Cette formule renouvelle, dans son étrangeté même, la réflexion théorique sur le rapport du cinéma à la narration, sa réception, sa spatialité et ses inspirations artistiques et littéraires. Le cinéma « tout court» était déjà un mystère pour Jean-Luc Godard, rappelle Bruno Goosse dans son « prélude » à La Part de l’OEil n°30, consacré à l’amorce de la pellicule/le début du film. L’élargissement est salutaire et c’est ce dont témoigne ce dossier qui relance la réflexion portée, entre autres, par Jean-Christophe Royoux (sa notion de cinéma d’exposition développée dans les années 1990), Dominique Païni (le Temps exposé, 2002), Raymond Bellour (la Querelle des dispositifs, 2012) et Jacques Aumont (Que reste-t-il du cinéma?, 2012). C’est d’ailleurs l’occasion de repenser avec ce dernier, « l’opération figurative en cinéma », la tentation du pur plaisir optique de l’image censé contredire la vocation du film à la fiction réaliste.

Démontrant que le cinéma n’est pas qu’un art narratif, les études de cas de Clélia Nau sur les films-paysages de Tacita Dean et de Chakè Matossian, qui piste les fantômes de la poésie de William Blake dans Dead Man de Jim Jarmusch, dévoilent la nature hybride de plans cinématographiques perméables à la picturalité et à l’art graphique.

Autre caution de vitalité intellectuelle, la figure de Walter Benjamin est convoquée par les philosophes Jean-Louis Déotte et Christian Ruby pour mettre l’accent sur l’expérience collective de la foule de cinéma, faite d’hypersensibilité et de distraction, sur l’immersion des spectateurs dans l’architecture urbaine. Il s’agit, chez le premier, d’analyser un mode de perception commun au cinéma et à l’architecture et, chez l’autre, de proposer une vision plus positive du spectateur contemporain de l’oeuvre d’art, émancipé par le cinéma « des rituels de l’Art » fondés sur le classique Jugement esthétique kantien. La contribution de Luc Vancheri, sous-tendue par l’impératif d’une interrogation politique, conclut sur l’urgence de dépasser les positions antagonistes de la querelle des dispositifs (la défense moderniste d’une ontologie du dispositif cinéma, d’une part, et la constante actualisation de diverses formes flottantes de l’expanded cinema, d’autre part). Il réaffirme ainsi la force du cinéma comme « art des possibles » que sa pluralité devrait préserver de l’absorption dans une culture consumériste du divertissement généralisé.

Le deuxième volet de la revue, né d’une journée d’étude sur « Mikhaïl Bakhtine et les arts » organisée à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, mêle théorie littéraire, sémiotique, linguistique et arts pour revaloriser les apports du théoricien russe et la fécondité de sa mise en relation avec Deleuze, Guattari et Althusser. Alexander Streitberger démontre la richesse des croisements interdisciplinaires en interprétant le genre du portrait chez Jeff Wall à la lumière du concept bakhtien du « rire réduit », comme coupe anatomique acerbe des travers et tics de la société moderne. Rappel précieux : au-delà des conventions esthétiques, la puissance de l’art réside prioritairement dans ses réponses au contexte socio-historique. »

Alix Agret

ArtPress, 445, juin 2017, p. 77.

artpress

Borders on everyone’s minds: New festival at M.C.I.

BY · FEBRUARY 17, 2017

Just as our new neighbor on Pennsylvania Avenue gets ready to build a wall at the U.S.-Mexico border, the Mexican Cultural Institute, up on 16th Street, has opened a video art exhibition exploring the very concept of borders.

The Institute’s new exhibition titled “Bordes/Borders” contemplates them and their multiple meanings through nine short films by international artists. Together, the pieces create a dialogue from different perspectives and contexts through the technical possibilities of video art.

If people turn to art to understand society’s complexities, this exhibition, up through May 13, uncovers the multiple layers of borders. It questions and demeans the need for borders and their ability to fragment the cultural and economic flow between countries. Coming at a time of extraordinary domestic and international tensions over borders and globalization, the artists provide powerful international perspectives that invite us to think about borders from the inside out.

Florencia Levy’s film, “Paisaje para una paersona”, uses Google street view images and voice interviews to illustrate the lives of people in constant fear of deportation. Similarly, Héliodoro Sanchez film, “The Texas Border”, uses footage from the Texas Border Sheriff’s Coalition public surveillance cameras.

Both films focus on the effect that video surveillance has on people trying to flee their countries. Sanchez’ film makes the viewer question how and why the U.S. border enforcement has become akin to a symbolic surveillance performance.

Emilio Chapela’s film, “Matamoros-Tijuana”, uses live audio signal from Radio Bilingue, a U.S. station known for giving voice to Latinos and immigrants and social justice struggles. The audio lets the audience step into a migrant’s shoes to understand another perspective of borders.

Bruno Goosse’s film “EXIT”, the only one examining European borders, ponders a world without borders—limitless, with nothing to cross or travel towards.

Curated by Othón Castañeda, a Mexican visual artist and architect, this contemporary video exhibit features short films originally submitted to the Bienal de las Fronteras held in Tamaulipas, a Mexican state that shares a frontier with Texas. The international artists, with their diversity of perspectives, is what makes this exhibition a standout. The films expand the viewer’s consciousness of borders, providing background context from different parts of the world.

Not every film uses physical walls or fences to illustrate borders. Tania Ximena Ruiz Santos film talks about boundaries between the body and nature. Ruiz’s film explores where borders act as artificial processes that lead to the development of identities.

The “Bordes/Borders” exhibition allows the viewer to understand several perspectives and characters, freeing ourselves from our own consciousness long enough to glimpse the migrants’ experience.

Boundaries divide our planet into regions, nations and countries. “Bordes/Borders” exhibition exposes how unnatural boundaries undermine the unity of our world.

These films remind us that even the strongest walls are artificial boundaries that can be broken down through dialogue and perspective. Exhibits like this one can help heal and unify our world, one viewing at a time.

—Quincey Tickner

 

 

“Bordes/Borders”
Curated by Othón Castañeda. Participating artists: Florencia Levy (Argentina); Heliodoro Santos (Mexico); Emilio Chapela (Mexico); Bruno Goosse (Belgium); Miguel Ángel Ortega (Mexico); Carlos Ruiz-Valarino (Puerto Rico); Tania Ximena Ruiz Santos (Mexico); Cristiana De Marchi (Italy); and Maya Yadid (Israel).

 

Mexican Cultural Institute
2829 16th St NW
Washington, DC 20009
January 26 – May 13, 2017
Mon.-Fri.: 10 am to 6 pm
Sat.: 12 to 4 pm

BORDES/BORDERS

JANUARY 26 – MAY 13 AT THE MEXICAN CULTURAL INSTITUTE 

Bordes/Borders is a contemporary video exhibit curated by Othón Castañeda featuring nine short films with borders as their main concept. The works were among a number of films submitted by international artists to the Bienal de las Fronteras, an artistic initiative that offers a platform to emerging artists of diverse backgrounds.

The selection exhibited at the MCI questions the boundaries of the biennial itself, including participating artists that establish an alternative view of the border, this time ‘from the inside out’. These pieces pursue a collective effort to establish a visual dialogue between three spheres of production and their key players: the region, the nation, and the world. Participating artists include Florencia Levy (Argentina), Heliodoro Santos (Mexico), Emilio Chapela (Mexico), Bruno Goosse (Belgium), Miguel Ángel Ortega (Mexico), Carlos Ruiz-Valarino (Puerto Rico), Tania Ximena Ruiz Santos (Mexico), Cristiana De Marchi (Italy) and Maya Yadid (Israel).

The January 26 opening will feature a talk by curator Othón Castañeda at 6:45pm

Banner: Emilio Chapela Pérez, Matamoros-Tijuana, 2014, Video-screening, 15 min.
Above: Florencia Levy, Landscape for one person, 2014, single-channel digital video, 8:16 min.

 

CLASSEMENT DIAGONAL 10 : la marchande de souvenirs

Pour pouvoir réaliser leur projet de valorisation du site de la bataille de Waterloo et l’adapter au tourisme du XXIe siècle, les Pouvoirs publics devaient se rendre maître des bâtiments commerciaux qui s’étaient implantés autour du champ de bataille. En 2001 ils achetèrent la maison de commerce exploitée comme boutique de souvenirs et l’Hôtel du Musée. Cinq ans plus tard, la Région introduit une demande de permis d’urbanisme permettant la rénovation des infrastructures (en fait leur démolition) et la construction du nouveau mémorial.

La « vendeuse de souvenirs », ancienne propriétaire, introduit un recours suspensif au conseil d’Etat contre cette demande. Elle craint que l’exécution du permis d’urbanisme qu’elle critique porte atteinte à la nature même du champ de bataille, à sa lisibilité et à la compréhension de la bataille elle-même, dans la mesure où les constructions projetées viendraient rompre la ligne de crête derrière laquelle était disposée une partie des unités de Wellington, ce qui a été déterminant pour l’issue de la bataille.
L’atteinte à la nature du champs de bataille était si évidente une fois énoncée, la discussion juridique porta essentiellement sur la recevabilité du recours. Pour la Région il était irrecevable car, n’étant ni voisine du site, ni propriétaire d’une partie du site, elle ne voyait pas quel préjudice personnel et direct « la vendeuse de souvenirs » pouvait revendiquer.

Le Conseil d’état estima qu’à partir du moment où un bien est reconnu comme faisant partie du patrimoine culturel, il ne peut plus, par définition, être considéré comme étant la « chose exclusive » d’une personne morale de droit public quelconque, même propriétaire des lieux, d’une collectivité déterminée ni même de la génération présente, à plus forte raison des voisins ou des habitants du quartier. « La vendeuse de souvenirs » gagna son recours. Le nouveau mémorial a été déplacé et enterré

Selon son concepteur, le dispositif, qui plonge le spectateur au cœur des combats, est unique en Europe.

 

L’installation narrative Classement diagonal co-produite par le  BPS 22,  est visible à Charleroi dans le cadre de l’exposition Panorama, jusqu’au 22 janvier 2017.

IMAGES ET MOTS DEPUIS MAGRITTE 11 et 12 janvier 2017

LE MERCREDI 11 ET LE JEUDI 12 JANVIER 2017 À 19H00

Ce colloque rappellera le processus historique de la relation entre les mots et les images, mise en évidence par René Magritte dans son manifeste Les mots et les images en 1929.
Il mettra en lumière les résonances artistiques actuelles de cet écrit fondateur, qui continue à marquer de son empreinte de nombreux artistes.

Sous la modération de Michel Baudson, Commissaire de l’exposition Images et Mots depuis Magritte, le colloque aura l’honneur d’accueillir lors des deux soirées Didier Ottinger, Commissaire de l’exposition René Magritte, La trahison des images et Directeur adjoint chargé de la programmation culturelle au Musée national d’art moderne du Centre Pompidou à Paris et Zhu Qingsheng, président du CIHA (Comité Internationale d’Histoire de l’Art), professeur à l’Université de Pékin, rédacteur en chef de l’Annuel d’art contemporain de Chine et artiste sous le nom de LaoZhu. 

Chaque soirée sera ponctuée par les interventions successives d’artistes qui seront au coeur du débat.

Le mercredi 11 janvier à 19h
– Michel BAUDSON : Introduction générale au colloque et historique de l’exposition Images et Mots depuis Magritte,
– Didier OTTINGER : Magritte : Les mots et les images,
– ZHU Qingsheng (LaoZhu) : La relation images et mots dans la calligraphie et l’iconologie chinoise,
– Jacques LENNEP : Magritte par-ci par-là : un exposé d‘art,
– Jacques CHARLIER : A propos de quelques rencontres amicales avec Marcel Broodthaers,
– Michel BAUDSON : Débat.

Le jeudi 12 janvier à 19h
– Michel BAUDSON (2e intervention) : Rappel des interventions de la veille et introduction à cette deuxième partie,
– TENG Yuning, Université de Pékin – Centre des études visuelles : Des différences discursives entre images et mots dans l’expression artistique en Chine. L’exemple du Temple de la Terre,
– Projection Dotremont – Les logogrammes : film de de Luc DE HEUSCH (1972 – 14’), un documentaire exceptionnel montrant Christian DOTREMONT en train de réaliser ses logogrammes,
– Projection Eric Duyckaerts : film montrant le cours donné par le plasticien à Venise le 8 juin 2007 (13 min. 33),

– Projection du film Exit (29’) de Bruno GOOSSE, questionnant la notion de frontière, suivie d’une rencontre avec le plasticien autour de son œuvre After Exit,
– Michel BAUDSON : Débat final et conclusion.