Panoramicma(c)

En 1912, Louis Dumoulin, peintre de la Marine française, avec la collaboration de peintres militaires ainsi que d’officiers des différentes puissances, réalise Le Panorama de la Bataille de Waterloo, toile circulaire de 110m. sur 12m. de haut comprenant de nombreux avants-plans tridimensionnels, dans un bâtiment érigé pour l’abriter au pied de la Butte du Lion. Louis Dumoulin est actionnaire de la société propriétaire créée à cet effet qui est notamment composée de l’administrateur délégué des chemins de fer vicinaux de la place Rouppe à la Petite Espinette, Jules Hendrix qui souhaitait construire une ligne de tramway jusque à Waterloo. Le Panorama lui assurait des voyageurs.

Les cartes postales sont éditées par P.I.B. rue des Etangs-Noirs, 83-85. Bru. Elles portent la mention: « Tram électrique Bruxelles (Place Rouppe) p. Waterloo-Lion ».

Sénat

La première « chose » que l’Etat belge a souhaité protéger officiellement et juridiquement afin de s’assurer qu’elle soit conservée pour la postérité est le site de la bataille de Waterloo. La loi pour la préservation du champ de bataille de Waterloo a été promulguée le 26 mars 1914, à la veille de la première WW. Ce n’est que dix-sept ans plus tard, le 7 aout 1931, que la loi sur la conservation des monuments et des sites est votée, et donc qu’une véritable politique générale de protection de monuments et des sites peut être mise en place.

Cette vidéo re-actualise 4 discours prononcés par les Sénateurs Manette, Libouille, Vinck et Wiener lors de l’approbation de cette loi.

 

Les détails de l’histoire

De plus en plus d’hommes et de femmes habitant le plus souvent à proximité d’un champ de bataille plus ou moins célèbre, ont pris pour habitude de se réunir à l’anniversaire de ladite bataille, afin de participer à sa reconstitution en signe de commémoration. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il l’est néanmoins suffisamment par son ampleur pour que l’on s’intéresse à lui. Il me semble poser question d’une part dans son rapport à la représentation ( les reconstitueurs tiennent à ne pas être confondu avec des acteurs ou des figurants), et d’autre part par ce qui me semble être une soumission à l’ordre du détail (les règlements militaires qui permettent une reconstitution rigoureuse).

 

French practice

Remake:  montage associant le haut des images et la bande son de « à bout de souffle » au bas des images et aux sous-titre de « Breathless » ; de manière subsidiaire, certaines scènes y sont comparées en étant présentées successivement. Le but étant de trouver des points de synchronisation et de les présenter comme tels, l’ajustement crée des « trous » côté français ou côté américain, ce qui a conduit à montrer  l’un ou l’autre pleinement. il n’y a pas de modification de l’ordre des deux films.
« Breathless » est le remake américain d’ « à bout de souffle ». Il date de 1983. Richard Gere joue le rôle de Belmondo. Valérie Kaprisky celui de Jean Seberg.

Le film a été distribué en France sous le titre  « à bout de souffle made in USA ». Certains Français ont donc découvert « à bout de souffle » en regardant cette version. Ce film pose la question de la valeur de l’oeuvre et de l’écart de la réception entre deux continents, de la traduction qui, ici, est une traduction d’image, de contexte, voire de récit.… L.A. a pris la place de Paris, l’architecture a pris la place du journalisme qui pointe vers la littérature, etc…Breathless est construit sur un modèle qu’il suit scrupuleusement. « A bout de souffle » est le mode d’emploi qui a permis à construire « Breathless ».