BORDES/BORDERS

JANUARY 26 – MAY 13 AT THE MEXICAN CULTURAL INSTITUTE 

Bordes/Borders is a contemporary video exhibit curated by Othón Castañeda featuring nine short films with borders as their main concept. The works were among a number of films submitted by international artists to the Bienal de las Fronteras, an artistic initiative that offers a platform to emerging artists of diverse backgrounds.

The selection exhibited at the MCI questions the boundaries of the biennial itself, including participating artists that establish an alternative view of the border, this time ‘from the inside out’. These pieces pursue a collective effort to establish a visual dialogue between three spheres of production and their key players: the region, the nation, and the world. Participating artists include Florencia Levy (Argentina), Heliodoro Santos (Mexico), Emilio Chapela (Mexico), Bruno Goosse (Belgium), Miguel Ángel Ortega (Mexico), Carlos Ruiz-Valarino (Puerto Rico), Tania Ximena Ruiz Santos (Mexico), Cristiana De Marchi (Italy) and Maya Yadid (Israel).

The January 26 opening will feature a talk by curator Othón Castañeda at 6:45pm

Banner: Emilio Chapela Pérez, Matamoros-Tijuana, 2014, Video-screening, 15 min.
Above: Florencia Levy, Landscape for one person, 2014, single-channel digital video, 8:16 min.

 

IMAGES ET MOTS DEPUIS MAGRITTE 11 et 12 janvier 2017

LE MERCREDI 11 ET LE JEUDI 12 JANVIER 2017 À 19H00

Ce colloque rappellera le processus historique de la relation entre les mots et les images, mise en évidence par René Magritte dans son manifeste Les mots et les images en 1929.
Il mettra en lumière les résonances artistiques actuelles de cet écrit fondateur, qui continue à marquer de son empreinte de nombreux artistes.

Sous la modération de Michel Baudson, Commissaire de l’exposition Images et Mots depuis Magritte, le colloque aura l’honneur d’accueillir lors des deux soirées Didier Ottinger, Commissaire de l’exposition René Magritte, La trahison des images et Directeur adjoint chargé de la programmation culturelle au Musée national d’art moderne du Centre Pompidou à Paris et Zhu Qingsheng, président du CIHA (Comité Internationale d’Histoire de l’Art), professeur à l’Université de Pékin, rédacteur en chef de l’Annuel d’art contemporain de Chine et artiste sous le nom de LaoZhu. 

Chaque soirée sera ponctuée par les interventions successives d’artistes qui seront au coeur du débat.

Le mercredi 11 janvier à 19h
– Michel BAUDSON : Introduction générale au colloque et historique de l’exposition Images et Mots depuis Magritte,
– Didier OTTINGER : Magritte : Les mots et les images,
– ZHU Qingsheng (LaoZhu) : La relation images et mots dans la calligraphie et l’iconologie chinoise,
– Jacques LENNEP : Magritte par-ci par-là : un exposé d‘art,
– Jacques CHARLIER : A propos de quelques rencontres amicales avec Marcel Broodthaers,
– Michel BAUDSON : Débat.

Le jeudi 12 janvier à 19h
– Michel BAUDSON (2e intervention) : Rappel des interventions de la veille et introduction à cette deuxième partie,
– TENG Yuning, Université de Pékin – Centre des études visuelles : Des différences discursives entre images et mots dans l’expression artistique en Chine. L’exemple du Temple de la Terre,
– Projection Dotremont – Les logogrammes : film de de Luc DE HEUSCH (1972 – 14’), un documentaire exceptionnel montrant Christian DOTREMONT en train de réaliser ses logogrammes,
– Projection Eric Duyckaerts : film montrant le cours donné par le plasticien à Venise le 8 juin 2007 (13 min. 33),

– Projection du film Exit (29’) de Bruno GOOSSE, questionnant la notion de frontière, suivie d’une rencontre avec le plasticien autour de son œuvre After Exit,
– Michel BAUDSON : Débat final et conclusion.

BORDES

« side of the road » repris dans la BIENAL DE LAS FRONTERAS

Du 22 juin au 22 août, l’exposition BORDES à l’Institut Culturel de Mexico à Miami questionne le bord même de la Biennale des Frontières de Mexico en présentant des artistes issus du processus de sélection pour mettre en place une vision alternative de la limite en poursuivant une investigation du collectif « de l’intérieur » par la mise en dialogue de trois domaines de la production visuelle et de ses acteurs: la région, les pays et le monde. Curateur Othon Castafieda.

Avec Chapela Emilio (Mexico), De Marchi Cristiana (Italia), Goosse Bruno (Belgica), Ortega Miguel Angel (Mexico), Ruiz-Salarino Carlos (Puerto Rico), Santos Heliodoro (Mexico), Santos Tania Ximena (Mexico), Yadid Maya (Israel).
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AROUND EXIT

Edité par la Part de l’Oeil, AROUND EXIT est en librairie

A l’origine de ce livre, il y a le film EXIT, qui tente de montrer ce qu’est une frontière. En voyageant de proche en proche, des frontières internes qui disparaissent aux frontières extérieures qui se renforcent, en prenant la limite pour sujet, le projet en fut affecté au point de passer la limite de sa définition. Le livre AROUND EXIT s’imposa. Il permit de réintroduire la temporalité de la plasticité dans le projet filmique. Around Exit est publié par les éditions la part de l’oeil

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Drawing

Cadre général

La manière dont le texte, essentiellement juridique, et ses montages fictionnels, agissent
sur notre rapport non seulement au réel, mais aussi à l’image et à l’art est une question qui
mérite à mon sens plus qu’un intérêt: une mise en forme.
Certains textes tentent de fonder juridiquement une image. Le drapeau par exemple. Il s’agit
évidemment d’un objet symbolique, qui s’origine d’une histoire, mais aussi d’un texte de lois
le décrivant, et, souvent, précisant ses usages. Pourtant, malgré la rigueur des descriptions
et la force contraignante de la loi, le drapeau n’est pas la simple combinaison des formes
géométriques et des couleurs qui y sont défi nies. Il est une étoffe qui ne se déploie que
sous l’effet du vent. C’est le vent qui le fait voir. Et le vent, le souffl e, n’est pas passé dans
l’énoncé de la loi.
La question des frontières constitue un autre point de jonction entre l’image, la forme, et la
loi. Je m’y intéresse donc. Au fait que certaines disparaissent, à ce qu’il en reste, et comment
ce reste continue-t-il à opérer…
Intérêt pour les marques, pour la manière dont on inscrit dans le paysage, dans le réel,
des marques qui font ainsi exister une différence entre un ici et un là-bas, entre un même et
un autre. La marque est à prendre de son côté le plus primaire, comme le trait gravé sur le
premier caillou qui, par ce simple trait, devient irréductible à tous les autres cailloux, devient
une chose qui n’existait pas avant, un caillou marqué. Et qu’à ce marquage, nul n’échappe,
même et surtout s’il le souhaite.
Violence de l’injonction.

Cadre particulier

Ces marques diffèrent. En fonction des lieux, des pays, des situations politiques et de la
doxa qui, souvent, les organisent. En réalisant une vidéo documentaire, je travaille sur des
frontières dans le cadre de la construction européenne. On y perçoit le mouvement des
limites: certaines frontières, dites internes, sont abandonnées. On n’y exerce plus aucun
contrôle. Pourtant les marques du passage insistent. Que devient une limite lorsqu’elle a
perdu sa fonction de bord mais que le bord continue à y être marqué?
Lorsqu’un nouveau pays rejoint la Communauté européenne, son ancienne frontière commune avec elle, d’extérieure (donc fermée ou en tout cas fermable) devient une frontière
interne (donc ouverte, libre). Par contre, de l’autre côté du pays, la frontière devient externe,
séparant ainsi parfois des pays qui, il n’y a pas 20 ans n’étaient séparés par aucune frontière.
On construit donc de nouveaux postes de contrôle. Et ce, jusqu’au prochain élargissement.

Hors cadre

La question de la limite et de la marque est évidemment une question qui hante l’histoire de
l’art et de la modernité. Peut-on s’en passer? Et surtout, y a-t-il quelque chose à y faire?
Depuis 2 siècles, l’art n’en fi nit pas de se sécuraliser. Tous les artifices de la coupure ont
été critiqués, abandonnés (socle, cadre, châssis, galerie, matériaux « nobles », décision de
l’artiste, etc..). L’art sort sans cesse du lit qu’il se creuse. Pourtant il reste l’effet d’une désignation : ceci est de l’art. Cette désignation lui vient d’une reconnaissance partagée : il faut bien qu’il reste un milieu ( ou des milieux) de l’art, pour en tenir lieu de garant. Que les
centres d’art existent, qu’ils se nomment centres, témoigne de l’existence de l’art, et puisqu’il
y a centre, qu’il y a milieu ou lieu cernés de bords. Ils indiquent également que ce qui y est montré en est, de l’art. Celui qui entre, qui désire entrer, pose que son désir d’y voir de l’art a des chances d’être rencontré. D’un côté, ceci maintient la limite D’un autre côté, la limite n’est posée que pour être déplacée.

Décadrée

Il y a à mettre en forme le texte qui a force de loi, donner une forme au texte instaurant les
limites, au droit qui les crée, traquer la forme que prend le droit ou le droit à la forme. Cette
recherche prend appui sur un film en court de montage: exit. Le film se place lui-même au
bord du documentaire. A sa marge

27-06-2010

voir l’exposition

bord de route

Designed for a prepared screen
Year 2010
Description
Camera on board, in a tunnel, following a white truck. The red glow lightens now and then the back doors of the truck. There is a red fluorescent rectangle drawn on the back of that truck. A similar red rectangle appears in the picture and attempts to follow the motion of the truck, it tries to catch up with the first red rectangle, actually drawn on the back doors of the truck. The truck splits in two. Or, in other words, the picture of the truck, framed as close as possible around the contours of the object, is added to the general picture on top of the truck. Sometimes the two trucks converge. Sometimes they move apart. At the end of the tunnel, a mountain landscape shows up. White and grey, cold and wet. It’s misty. The truck fades away in the fog, and the red rectangle remains alone. It seems to figure the place where the truck should be. As the fog unthickens, the truck becomes visible again, with its double in the shape of a frame. The viewfinder (drawn by the red rectangle) and the frame of the twin truck outline a looking logic, in which the sides meet in the center. Then, the truck parks on the side of the road, and in the meantime, leaves the frame.
Technical information :
Video system : HD/SD
Length : 5’20’’
Installation :
Projection on a prepared screen. Piece of paper, beige tape, red tape.
Team :
Photography : Mathieu Cauville
Sound ingenior : Alexander Davidson